Au cœur de la pratique de Loup Méry se trouvent les insectes. Il les considère comme nos égaux invisibles, indispensables mais ignorés, voire activement éliminés par des logiques industrielles qui menacent leur existence — et la nôtre. À travers des formats variés, du plus petit au plus monumental, il les met en présence de figures humaines, à échelle égale, pour tenter de rétablir un regard, une attention, une forme de reconnaissance. Avec l’exposition « Tout doit disparaître », Loup Méry cherche à inverser les rapports de perception, à donner une place centrale à ces êtres fragiles et pourtant fondamentaux. Il s’agit d’une tentative de réhabilitation du vivant, mais aussi d’une interrogation sur notre propre disparition.